Alan Greenspan, ancien président de la Réserve fédérale américaine, laisse un héritage complexe et sujet à débat. Salué par certains comme un réformateur visionnaire et un guide pour les investisseurs, son action est aujourd'hui remise en question à la lumière de la crise financière mondiale de 2008-2009. Son mandat a été marqué par une période de croissance économique, mais aussi par l'accumulation de risques qui ont contribué à l'effondrement financier. L’expression «exubérance irrationnelle », qu’il a prononcée, est devenue emblématique de cette époque. La crise a terni son image, soulevant des interrogations sur les politiques monétaires menées sous sa direction. Son héritage reste donc ambivalent, oscillant entre succès économiques et critiques sévères concernant sa responsabilité dans la crise.