La démission de l'ancienne juge en chef Sophia Akuffo du Conseil d'État ghanéen n'a été rendue publique que plusieurs mois après les faits, via les médias et la confirmation d'un porte-parole présidentiel. Cette discrétion soulève des questions sur la transparence et la responsabilité démocratique, notamment concernant la communication des démissions d'un organe constitutionnel financé par les contribuables. Le Conseil d'État est chargé de conseiller le Président, et le manque d'information sur les départs peut affecter la qualité et la diversité de ces conseils. L'absence de divulgation empêche les citoyens de savoir si l'institution fonctionne avec des postes vacants et si des retards dans le remplacement des membres nuisent à son efficacité. Le gouvernement prend seulement maintenant des mesures pour remplacer Mme Akuffo, plusieurs mois après sa démission, confirmant ainsi les inquiétudes soulevées. Cette situation met en lumière un contraste entre la publicité des nominations et le silence observé lors des démissions. L'article 89 de la Constitution prévoit un Conseil d'État pleinement opérationnel pour assurer un conseil éclairé au Président.