En Allemagne, des centaines de milliers de fidèles quittent l'église chaque année, marquant une tendance décroissante de la pratique religieuse. Paradoxalement, et malgré ce désengagement, les revenus des églises augmentent. Cette situation surprend les observateurs allemands et soulève des questions sur les mécanismes de financement des institutions religieuses. L'impôt ecclésiastique, prélevé sur les salaires des membres, même de ceux qui ne pratiquent pas, explique en partie cette hausse. Les départs massifs ne suffisent donc pas à compenser les revenus tirés de l'adhésion continue d'une partie de la population. Ce phénomène est analysé comme un reflet des structures financières et sociologiques spécifiques à l'Allemagne. Il suscite un débat public sur le rôle et le financement des religions dans la société allemande moderne.