Des manifestations d'adolescents devant leurs établissements scolaires secouent la France depuis quelques jours, avec des élèves bloquant les entrées et les forces de l'ordre utilisant parfois du gaz lacrymogène. Le gouvernement reconnaît la légitimité de certains griefs, mais condamne la violence, accusant la gauche radicale d'attiser le mouvement. Les critiques pointent du doigt l'usage excessif de la force par certains policiers envers des manifestants mineurs. Plus de 5 000 personnes ont été arrêtées depuis lundi, selon le ministère de l'Intérieur, et environ 735 établissements scolaires ont été touchés vendredi. Ces protestations affectent principalement les lycées, où les élèves âgés de 15 à 18 ans terminent leur scolarité. Les principaux griefs des élèves incluent le manque d'enseignants, les conditions de classe dégradées, les programmes surchargés et des journées scolaires excessivement longues, débutant à 8h00 et se terminant à 18h00. Le mouvement, né le 17 septembre au lycée Saint-Exupéry à Créteil, en banlieue de Paris, en soutien à une grève des enseignants, s'est étendu rapidement à travers le pays.