L'exécution forcée des parts sociales, longtemps considérée comme impossible en droit roumain, est désormais au cœur d'un débat juridique. Avant l'entrée en vigueur du nouveau Code de procédure civile et de la loi n°152/2015 modifiant la loi n°31/1990 sur les sociétés, la doctrine et la jurisprudence s'accordaient majoritairement sur l'inexécutabilité de ces parts. Les arguments contre cette exécution reposaient sur la nature particulière des parts sociales et les difficultés pratiques d'une telle procédure. Cependant, les récentes évolutions législatives remettent en question cette position établie. L'article analyse l'évolution de cette question et les implications potentielles pour les créanciers et les sociétés. La possibilité d'une exécution forcée des parts sociales pourrait offrir aux créanciers un nouveau moyen de recouvrer leurs dettes, mais soulève également des questions complexes concernant la valorisation et le transfert de ces parts.