Un mouvement agricole significatif émerge en Tanzanie et dans d'autres régions d'Afrique, mettant en avant l'importance de la sauvegarde et de l'utilisation des semences traditionnelles par les agriculteurs. Ces semences, issues du patrimoine local, suscitent un intérêt croissant face à une dépendance perçue vis-à-vis des semences modernes. L'initiative vise à redonner aux agriculteurs le contrôle sur leur production agricole en leur permettant de conserver, d'échanger et de replanter leurs propres semences. Ce retour aux pratiques ancestrales est perçu comme un moyen de renforcer l'autonomie alimentaire et la résilience des communautés agricoles. Le mouvement encourage la diversité des cultures et l'adaptation aux conditions locales. Il représente un défi aux modèles agricoles contemporains dominés par les grandes entreprises semencières. Cette tendance est largement discutée et soutenue par les acteurs du secteur agricole.