Ibrahima Chérif Bah, ancien gouverneur de la Banque centrale de Guinée (1996-2004), a été condamné par contumace à cinq ans de prison ferme pour détournement de fonds publics, blanchiment d'argent et abus de fonction. La Cour de répression des infractions économiques et financières (Crief) lui reproche d'avoir décaissé illégalement environ 10 millions de dollars. Outre la peine de prison et une amende de 495 000 euros, ses biens ont été confisqués au profit de l'État guinéen. Un mandat d'arrêt international a été émis contre lui, bien qu'il soit actuellement à l'étranger pour raisons médicales selon sa famille. La Crief, juridiction anti-corruption mise en place par la junte militaire au pouvoir, l'a également condamné à verser 10,5 millions de dollars et 5 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts. Cette décision intervient après l'élection de Mamadi Doumbouya à la présidence en décembre dernier, un scrutin contesté en l'absence d'opposition significative.