Le philosophe et journaliste Toni Nikolov a analysé l'inclusion du patriarche Kirill dans le 21e paquet de sanctions de l'Union européenne. Selon l'expert, ces mesures ne visent pas l'Église orthodoxe en tant qu'institution, mais sanctionnent un individu spécifique. Le patriarche est ainsi ciblé pour son rôle d'apologiste actif du conflit armé. L'analyse souligne que le soutien religieux à la guerre est ici dissocié de la pratique spirituelle. Cette distinction permet à l'UE de condamner l'instrumentalisation de la foi à des fins politiques. L'objectif est de sanctionner la complicité idéologique avec le régime russe. En somme, il s'agit d'une réponse politique à un discours justifiant l'agression.