De nombreux anciens prisonniers politiques égyptiens, fuyant la menace d'une nouvelle arrestation, découvrent que l'exil n'est pas la libération espérée. L'émigration, envisagée comme un salut, ne résout pas leurs traumatismes mais y ajoute de nouvelles couches de souffrance et de perte. Ces individus vivent déjà un deuil non résolu pour leur vie passée, une vie qui leur a été volée et ne leur sera jamais restituée, un phénomène psychologique appelé «deuil figé». L'exil amplifie ce sentiment, créant une blessure psychologique complexe. Ils sont confrontés à l'isolement, à la difficulté de reconstruire une vie et au poids du passé. L'article, publié par Mada Masr, explore les conséquences psychologiques de cet exil forcé sur les anciens détenus égyptiens. Il met en lumière la réalité d'un fardeau qui persiste, même loin de leur pays d'origine.
