La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a statué mardi que la Turquie a violé les droits de 26 personnes emprisonnées en attendant leur procès pour des liens présumés avec le mouvement Gülen. La cour, basée à Strasbourg, a constaté que les tribunaux turcs n'avaient pas fourni de justification suffisante pour leur détention à la suite de la tentative de coup d'État de 2016. Le jugement, à l'unanimité, souligne un manquement à garantir le droit à la liberté et à la sécurité. Les plaignants avaient été détenus préventivement en Turquie, accusés de faire partie du mouvement Gülen, que le gouvernement turc considère comme une organisation terroriste. La CEDH a estimé que les motifs invoqués par les autorités turques pour justifier la détention étaient insuffisants et ne démontraient pas un danger réel. Cette décision représente une critique importante des pratiques judiciaires en Turquie dans le contexte des purges post-coup d'État.