Le Sénat tchèque a rejeté une proposition de réforme des règles budgétaires défendue par le gouvernement de M. Babiš. Ce projet de loi visait à permettre à l'exécutif de dépenser jusqu'à dix pour cent du budget de l'État sans l'approbation du Parlement. Il autorisait également une augmentation des dépenses pour la défense et les infrastructures stratégiques au-delà des limites budgétaires existantes, et ce jusqu'en 2036. Les opposants craignent un affaiblissement du contrôle parlementaire sur les finances publiques. Le gouvernement argumentait que cette flexibilité était nécessaire pour répondre aux besoins de sécurité et de développement du pays. Le rejet par le Sénat constitue un revers majeur pour les plans de l'exécutif. L'avenir de la réforme budgétaire reste incertain.
