Le Parlement tchèque se réunira en session extraordinaire à l'initiative de l'opposition pour débattre d'un possible conflit d'intérêts impliquant le Premier ministre Andrej Babiš et des subventions accordées au groupe Agrofert. L'opposition souhaite également bloquer l'adoption d'une modification de la loi sur les conflits d'intérêts des politiciens, qu'elle juge trop permissive. Cette modification, présentée par des députés de la coalition au pouvoir, contourne la procédure habituelle de consultation. Si la discussion parlementaire le justifie, l'opposition envisage de saisir la Cour constitutionnelle. La convocation de cette session exceptionnelle témoigne des tensions politiques croissantes autour de la figure d'Andrej Babiš et de ses liens avec le secteur agroalimentaire. L'issue de ce débat pourrait avoir des conséquences significatives sur la stabilité gouvernementale et la perception de la transparence politique en République tchèque.