La Crimée, occupée par la Russie, a investi massivement au cours de la dernière décennie pour atteindre une supposée indépendance énergétique. Cependant, cette autonomie s'avère être une dépendance dissimulée, car elle repose principalement sur l'approvisionnement en gaz naturel provenant de l'Ukraine. Kiev pourrait potentiellement interrompre cet approvisionnement, fragilisant ainsi le système énergétique de la péninsule. Cette situation met en lumière la vulnérabilité de l'infrastructure énergétique criminelle et soulève des questions sur la viabilité à long terme de l'indépendance énergétique annoncée par les autorités d'occupation. L'investissement conséquent réalisé ces dix dernières années n'a donc pas permis d'éliminer la dépendance énergétique de la Crimée vis-à-vis de l'Ukraine. L'avenir énergétique de la région reste donc incertain et étroitement lié à la situation géopolitique entre les deux pays. Cette dépendance constitue un levier potentiel pour l'Ukraine dans ses relations avec la Russie.
