Le gouvernement de Colombie cherche à modifier la vérification internationale de l’Accord de Paix devant les Nations Unies. Cette modification concernerait la supervision de la réintégration des anciens combattants et de leur sécurité, qui resteraient sous contrôle international. Cependant, le gouvernement propose que la réforme rurale, un élément clé de l’Accord de Paix, soit désormais gérée par les institutions nationales de Colombie. Cette proposition vise à recentrer les efforts sur les capacités internes du pays pour mener à bien cette réforme cruciale. L’objectif est de maintenir l’appui international sur les aspects liés à la sécurité et à la réintégration, tout en responsabilisant les institutions colombiennes dans la mise en œuvre des politiques de développement rural. Cette décision marque un tournant dans la stratégie de suivi de l'Accord de Paix, et est présentée comme une étape vers une plus grande autonomie nationale dans son application. Le gouvernement espère ainsi garantir la pérennité de l’accord tout en renforçant la souveraineté de la Colombie.