Kemal Kılıçdaroğlu, leader du principal parti d'opposition turc, le CHP, a récemment adopté le discours gouvernemental concernant les affaires pénales visant son parti. Dans une interview au journal Cumhuriyet, il a qualifié ces procédures d'enquêtes sur la corruption plutôt que de persécutions politiques. Cette position intervient alors que la pression judiciaire sur le CHP s'intensifie. Kılıçdaroğlu a ainsi semblé minimiser les accusations de motivations politiques derrière ces enquêtes. Cette démarche représente un changement de ton notable de la part du leader de l'opposition. L'entretien a été mené par le chroniqueur Mustafa Balbay, qui a insisté sur les pressions juridiques croissantes. Cette prise de position pourrait influencer le débat public sur l'indépendance de la justice en Turquie.