Pékin intensifie le développement de ses routes commerciales terrestres à travers l'Asie centrale. Cette stratégie répond aux perturbations persistantes dans le détroit d'Ormuz et dans la région environnante. En diversifiant ses voies d'accès, la Chine cherche à réduire sa vulnérabilité face aux points de passage maritimes critiques. Un nouvel exemple concret est la création d'un lien vers l'Afghanistan via l'Ouzbékistan. Ce projet a officiellement débuté en mai dernier avec l'envoi de cargaisons pilotes. Toutefois, certains observateurs restent prudents quant à l'efficacité réelle de ce pivot. Ils soulignent notamment des problèmes de sécurité et des contraintes de capacité logistique. Ces obstacles pourraient freiner un remplacement significatif du fret maritime par le transport terrestre.