Quatre ans après le rejet de la proposition constitutionnelle au Chili, l'auto-critique des anciens constituants tarde à se manifester. Rosario Corvalán examine dans cette analyse les déclarations de Fernando Atria et Jaime Bassa, critiquant leur tendance à attribuer l’échec de la Convention principalement à des facteurs externes tels que la désinformation et la couverture médiatique. L'auteure souligne que les explications se concentrent sur des éléments extérieurs plutôt que sur une évaluation des décisions et du contenu du projet lui-même. Elle argumente qu'une analyse approfondie des erreurs commises est essentielle pour éviter de répéter les mêmes erreurs. Tant qu'une telle révision n'aura pas lieu, la possibilité que les acteurs impliqués tentent à nouveau une révision constitutionnelle reste ouverte. Ce manque d'introspection soulève des questions sur la capacité de ces figures politiques à tirer des leçons du passé.

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