Une étude du Pr Viviane Ondoua Biwole révèle une généralisation de l'illégalité dans la gestion des entreprises publiques camerounaises. En 2026, 77 présidents de conseils d'administration et 36 directeurs généraux exercent malgré l'expiration de leurs mandats légaux. Ce non-respect des lois de 2017, qui fixent des durées précises et limitées, devient une norme au sein de la gouvernance nationale. L'analyse, basée sur 89 entités publiques, souligne une augmentation constante du nombre de dirigeants en situation irrégulière. Les conséquences financières sont lourdes, avec des pertes nettes cumulées estimées à près de 40 milliards de FCFA. L'auteure dénonce l'incapacité des autorités de nomination à appliquer les cadres réglementaires en vigueur. Ce rapport appelle urgemment à une remise en ordre pour stopper l'hémorragie économique.