Le Conseil constitutionnel camerounais examinera la constitutionnalité du décret présidentiel du 4 mai 2026 prolongeant le mandat des conseillers municipaux jusqu'au 28 février 2027. Saisi par le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), l'instance est accusée de violation constitutionnelle et d'empiètement sur les prérogatives du Parlement. Le MRC conteste notamment l'article 170 du Code électoral modifié, qui autorise le président à proroger indéfiniment ces mandats. La première audience est prévue le 17 juin 2026. Le Conseil constitutionnel, seul juge de la conformité des lois à la Constitution, devra déterminer si cette prorogation est conforme aux instruments juridiques en vigueur. Bien que le Conseil se déclare souvent incompétent ou irrecevable dans de tels cas, cette décision est cruciale pour la régulation des institutions républicaines. Le MRC estime que le Conseil est confronté à un moment historique.