Un rapport accablant de 30 ONG révèle une détérioration significative de la situation des droits de l'homme au Cameroun en 2025, année marquée par l'élection présidentielle. Le document de cent pages fait état de plus de 700 décès et près de 1500 arrestations en lien avec les violences post-électorales et les conflits dans les régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l'Extrême-Nord. Le rapport détaille également 27 agressions physiques et psychologiques, ainsi que 44 incendies et explosions dans les zones de crise. Les violations concernent un large éventail de droits, incluant les libertés civiles et politiques, les droits économiques et sociaux, et les violences basées sur le genre. Des centaines de personnes, dont de nombreux mineurs, restent détenues après les contestations électorales. Le rapport souligne également des décès en détention, notamment celui d'un homme politique interpellé et transféré à Yaoundé.
