Le Fonds monétaire international (FMI) alerte sur la présence de dirigeants aux mandats expirés dans plusieurs entreprises et établissements publics camerounais. Une étude récente du FMI, publiée en mai 2026, révèle que cette situation contribue à la fragilisation des finances publiques et à l'augmentation des risques budgétaires pour l'État. Ces contreperformances sont liées à une faiblesse de la gouvernance, une surveillance insuffisante et des organes de contrôle inactifs. Malgré un cadre juridique en vigueur depuis 2017, dix entreprises ne respectent toujours pas les réglementations concernant la durée des mandats. En 2024, deux entreprises publiques étaient dépourvues d'organes de gouvernance, et plus de la moitié des postes clés étaient occupés par des responsables en situation irrégulière. Le FMI souligne que le maintien de ces dirigeants illégaux est une cause majeure des pertes financières observées. L'experte en gouvernance publique, Pr Viviane Ondoua Biwole, confirme ces constats.