Il y a soixante ans, un coup d'État militaire a renversé le gouvernement du président argentin Arturo Illia, ouvrant la voie à la dictature d'Onganía. Illia, connu pour son austérité et son style modeste, avait accédé à la présidence dans une période de forte instabilité politique et sociale. Son mandat, bien que court, a été marqué par des tentatives de relance économique et de modernisation du pays. Le contexte de la Guerre froide et les tensions internes croissantes au sein de l'armée ont contribué à la fragilité de son gouvernement. Le coup d'État de 1966 a mis fin à la démocratie en Argentine pour près de deux décennies. Cet événement reste un moment clé de l'histoire argentine, symbolisant la rupture de l'ordre constitutionnel et le début d'une période de répression et de violations des droits de l'homme. L'anniversaire de ce coup d'État suscite des réflexions sur les défis de la démocratie et la nécessité de préserver les institutions.