Un retard dans l’enquête sur la mort de Steve Biko, figure emblématique de la lutte anti-apartheid, soulève de vives inquiétudes en Afrique du Sud. Ce délai est perçu comme une tentative de dissimuler les atrocités du passé, exacerbant la colère et le manque de réconciliation nationale. Les dirigeants actuels sont critiqués pour leur inaction et leur manque d’engagement à aborder les traumatismes hérités de l’apartheid. Ce silence contribue à un glissement vers un oubli collectif des horreurs vécues. L’absence de justice et de vérité entrave le processus de guérison de la nation. De nombreux Sud-Africains craignent que l’histoire ne soit réécrite ou minimisée au profit d’une narration plus confortable pour le pouvoir en place. L’affaire Biko, symbole de la résistance, devient ainsi un baromètre de la volonté politique de faire face à son passé.