Des manifestations se déroulent à Tirana depuis plusieurs semaines, décrites de manière surprenante comme "belles" tant par les manifestants que par les autorités et les médias pro-gouvernementaux. Cette unanimité rhétorique autour de la "beauté" de la protestation est analysée par l'universitaire Diana Gëllçi. Elle établit un parallèle avec l'analyse de Roland Barthes sur la construction des mythes, notamment son essai "Le Mythe Aujourd'hui". L'article suggère que l'amplification de cette image positive par le gouvernement pourrait être une stratégie de manipulation. L'objectif serait de dépolitiser le mouvement de contestation en le réduisant à une simple esthétique. Cette instrumentalisation vise à neutraliser l'impact politique des revendications exprimées dans les rues de Tirana. L'analyse de Gëllçi invite à une lecture critique de la communication politique autour des protestations.