Le politologue espagnol Manuel Alcántara Sáez met en garde contre une vulnérabilité accrue de la démocratie face à la désillusion et au manque de confiance du public. Selon lui, l'essor de l'Intelligence Artificielle offre désormais la possibilité de sonder précisément la volonté générale. Paradoxalement, cette capacité accrue de compréhension ne garantit pas une démocratie plus forte. Au contraire, Sáez estime qu'un climat de défiance et de désenchantement rend les citoyens plus susceptibles d'être séduits par des mesures extrêmes. L'IA, en permettant une connaissance fine des opinions, pourrait ainsi être instrumentalisée pour manipuler l'électorat. Le défi majeur pour la démocratie réside donc dans la capacité à restaurer la confiance et à contrer les effets potentiellement pervers de cette nouvelle technologie. Il souligne l'importance d'une vigilance accrue face à l'utilisation de l'IA dans le domaine politique.
