La situation à Tema, Gbetsile, Dawhenya et Community 25 au Ghana révèle une crise de l’eau provoquée par une défaillance institutionnelle plutôt qu’un simple problème technique. Des consommateurs contraints de se rassembler physiquement devant les bureaux d’une entreprise publique pour signaler l’absence d’eau depuis des mois illustrent un abandon de responsabilité de la part de la direction. Ce n’est plus une question de difficultés d’ingénierie, mais d’un manque flagrant de gestion et de surveillance des infrastructures de distribution. L'entreprise, jouissant d'un monopole, n'a pas pris connaissance de la situation critique sans la pression directe de ses clients. Cette crise souligne une défaillance dans les processus de contrôle et de maintenance de l'approvisionnement en eau. Il est impératif que des mesures soient prises pour garantir un accès régulier à l'eau pour les habitants de ces localités au Ghana.