L’avocate et femme politique camerounaise, Michèle Ndoki, s’interroge publiquement sur le retard de la nomination d’un Vice-Président au Cameroun, six mois après la restauration du poste. Elle souligne que ce vide soulève des questions quant à la justification initiale de la création de cette fonction, présentée comme une garantie de continuité. Ndoki rappelle que seul le Vice-Président peut saisir le Conseil constitutionnel en cas d’empêchement définitif du Président Paul Biya, notamment compte tenu de ses absences répétées et prolongées à l’étranger, notamment en Suisse. Elle suggère que Biya évite de nommer un Vice-Président pour ne pas se créer un rival potentiel, capable de contester sa présidence jusqu’en 2032. Tant que le poste reste vacant, aucune procédure constitutionnelle ne peut être enclenchée pour constater un éventuel empêchement du Président. Ndoki dénonce ainsi une situation paradoxale où le régime souhaite à la fois éviter un Vice-Président en vie et en avoir un déjà en place au moment du décès de Biya, pour assurer une transition.